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Après-dîner, choix du film alors que papa regarde Grey's anatomy tout seul dans son lit (faut le faire!). Away we go : l'affiche me faisait penser à Juno que j'avais adoré, l'idée était tentante. Burt et Verona, un jeune couple légèrement dans la précarité attendent leur bébé et nous entrainent dans un tendre road movie à la recherche du lieu idéal où fonder leur famille. Les parents du jeune homme près desquels ils s'étaient installés décident d'accomplir leur rêve d'aller vivre en Belgique, ils font alors le tour de leurs soeurs, frères cousins aux Etats-Unis.Les chapîtres Phoenix, Tucson, ..., Montréal, Miami nous plongent à leur tour dans des univers familiaux très différents les uns des autres. Entre couples désabusés ou célibataires, écolos ridiculement anti-conformistes, fausses couches, divorces ... Construire son foyer ne semble pas de tout repos, les désillusions sont cruelles au sein du couple et vis à vis des enfants. Mais ces sujets heureusement ne sont traités qu'en surface tandis que la douceur de nos héros, les petits moments de nostalgie, l'humour simple et prédominant du film nous laissent quelque chose d'agréable. Beaucoup de légèreté, beaucoup de sourires, des petites émotions toutes simples qui m'ont presque tiré la larme de l'oeil. [Mais bon, à ne pas s'y méprendre je suis une éternelle fontaîne, même "c'est quoi l'amour?" me fait cet effet là donc... No Comment!]. En fond sonore nous avons droit à de petites mélodies à la guitare sèche, simple, efficace, tout comme l'image. Pas d'effet stylistique particulier, de jolies couleurs, les acteurs sont beaux sans être absolument délicieux à regarder, ça fait du bien !De jolies répliques, ou des plus drôles nous restent en tête après le générique : des promesses d'amoureux qui font des tas de projets, "il n'y a personne qui s'aiment autant que nous" oui! C'est mignon! Et sans être trop mielleux à mon goût. La fin quant à elle est plutôt basique, rien d'exceptionnel mais tient la route, je vous laisse découvrir de vous-mêmes bien sûr.Enfin voilà, un bon petit moment à passer devant l'écran, de la simplicité, beaucoup de tendresse sans être trop cliché. A regarder gentiment avec un petit morceau de chocolat et sa petite maman c'est parfait !
Le titre du film est complètement éponyme, les premières images nous le prouvent. Le café, la cigarette, régime malsain, héros en noir et blanc. Les courts-métrages s'enchainent, variés mais se recoupent les uns les autres autour d'une table et de thèmes récurrents. Médecine et musique, la théorie de Tulsan, les rapports familiaux cousins, cousines, jumeaux, entre célébrités et inconnus envieux. Des rendez-vous la plupart du temps plutôt gênés, parfois complètement loufoques, comme le tout premier avec Roberto Benigni, qui annonce d'ores et déjà la couleur (ou l'absence de couleurs). Une flopée de personnalités se succèdent accompagnées ou non de collègues plus ou moins célèbres. Rien d'autre dans le champ que la table et les lieux de rencontre, seul le serveur peut lui aussi faire partie de l'intrigue, Bill Murray en est l'exemple flagrant. Mauvaises habitudes, petites manies sur l'art et la manière de siroter son café accompagné ou non de tabac, effet inquiétant. Quant à la bande son : musique d'ambiance, elle est décorative voire actrice elle aussi pour "Champagne" avec Mahler qui résonne. J'ai trouvé l'atmosphère plus froide que sympathisante en général, mais ce froid fait sourire lui aussi, entre gaffes vexantes pour l'interlocuteur, ennui, et l'excuse récurrente "je dois y aller", pour donner libre cours à la conversation lorsque la tension est insoutenable. Le film n'est pas de longue durée, les séquences semblent plus ou moins s'éterniser en fonction de l'ambiance, du débit de parole des personnages. Mais cette mosaïque incolore m'a ravie par le côté banal d'une pause café-cigarette pas très saine, et des situations qui ne nous sont pas inconnues au quotidien. Le générique s'est déroulé sans que je m'y attende, comme quoi lent n'est pas forcément barbant, et Louie Louie d'Iggy Pop (aux commandes du jukebox dans une séquence) nous sort du calme ambiant du film. Bref, n'étant amatrice ni de caféine ni de tabac, c'est un réel plaisir pour les yeux, le spectateur participe à la pause, se repose. L'image est belle, les plans intéressants comme ceux au dessus de la table pour bien voir ce qui s'y trouve, entre paquets cartonnés, sucrettes et le noir intense au fond de la tasse. Garçon? Encaissez-moi !
Bande annonce
Petit projet photo qui me trotte dans la tête ces derniers temps.J'ai toujours voulu faire du nu c'est pas nouveau, mais cette fois je compte m'intéresser aux plis de la peau. Oui dit comme ça, pas top. Mais en fait, j'adore tous ces plis, par exemple les plis du cou, entre les omoplates, même à l'intérieur du coude, le ventre, etc. Mon préféré, fétichiste du dos à vie, c'est en levant un bras, le pli de l'épaule, je trouve ça vraiment trop beau.Donc voilà, je vais déjà déshabiller quelqu'un pour lui trouver tous les plis possibles, et les prendre en photo.Maintenant je réfléchis... est-ce que je les prends d'assez loin pour voir à quelle partie du corps ils appartiennent ? ou de très près de façon à ce qu'ils se ressemblent tous ? ou les deux ?!Idée qui combinerait les deux, faire des photos rapprochées, du détail, développer la photo sur papier, et reprendre une photo de plus loin avec la photo superposé au pli lui-même comme s'il n'était pas vraiment réel.Je ne sais pas trop.... je verrai bien petit à petit. Tant qu'à y être je pensais aussi à un corps féminin et un corps masculin, et constituer des plis entre les deux êtres, dans leur étreinte, enrouler leurs deux corps et voir ce que ça donne.S'il y a des volontaires....
Deux inconnus, ou presque. Main dans la main. Petit matin, rayons ensoleillés, jaunissant au travers des longs pins. Hautes herbes, senteurs de mousse, corps étendus l'un auprès de l'autre. Les pins sont grands, fins, beaux. Tous les arbres sont beaux. Je veux sentir ton corps contre le mien. Frisson, au cœur de la forêt. Les rayons descendent le long de son dos. Arbres mouvants. Tendresse dans l'inconnu. Tu es si belle. Et tes yeux. Bouches... A demi-nue, l'écorce de sa peau. J'ai envie de toi. L'atmosphère doucereuse d'une matinée rosée. Pas de nuit, seul l'embranchement des mains, des épaules, des hanches. La respiration légèrement saccadée, ou le souffle coupé et leurs lèvres brillent. Leurs mains brûlent et s'attardent sur leur jeunesse. Brindilles. Frémissement de la brise parmi les pins. Son regard appuyé, incompréhensible. Ses mains dans ses cheveux, pour découvrir son visage. Montre-moi tes yeux. Enracinés. Donne-moi ta main. Le lierre entoure le tronc de chair, son souffle caresse son épaule. Puis, les arbres se rhabillent pour l'été, adieu.
Le héros s'appelle Amadeus Warnebring, respectivement pour Mozart et le jazzman Osten Warnebring d'origine suédoise, tout comme le film. Nous retrouvons les réalisateurs Ola Simonsson et Johannes Starjne Nilsson pour une réadaptation du court-métrage de l'année 2000 : Music for one apartment and six drumers. Cette fois-ci il s'agit d'une pièce pour une ville avec toujours six percussionnistes, de talent. Mais revenons à notre héros. Un nom en honneur à la musique, malencontreuse coïncidence : il est le seul de la famille à ne pas y être sensible. Pire! il y est allergique. Policier plutôt que pianiste de renom ou chef d'orchestre célèbre comme son frère, il se retrouve à la tête de l'enquête la plus douloureuse psychologiquement voire physiquement de sa vie. Et pour cause, l'originalité du film vient du fait que l'arme du crime est un métronome. "Attention ceci est un concert", un hold-up révolutionnaire pour ces terroristes anticonformistes. Six passionnés, talentueux, mais totalement hors normes aux caractéristiques propres à chacun, le côté décalé en commun. Tantôt bannis du conservatoire, tantôt de l'orchestre plus ou moins prestigieux où ils gagnent leur vie, tantôt détestés par leurs voisins. L'œuvre, en quatre mouvements : un malade pris en otage à l'hôpital, le braquage d'une banque à coups d'agrafeuse, le concert de l'orchestre symphonique ruiné par des bulldozers bruyants, jouer de la scie musicale suspendus aux câbles électriques de la ville. On n'y penserait pas ! L'enquête avance, le héros suit les traces de nos voyous par la voix du silence.La musique est donc géniale, les situations sont pittoresques et drôles, on ressent beaucoup d'empathie pour le pauvre inspecteur qui se retrouve les tympans percés. Que dire de plus? Humour, bon goût, parfois très agréable visuellement notamment le jeu lumière/obscurité qui anime la ville toute entière. Seul détail, qui personnellement a freiné mon enthousiasme : l'histoire d'amour kitsch entre notre héros et la fille du groupe, en un regard, en quelques paroles. Mmmh très peu pour moi le coup du baiser sur le toit et l'instant : tu dois partir ils vous recherchent ! Malgré cette fausse note : quelle originalité ! je suis sortie ravie. Et j'aimerais citer pour finir une réplique du film qui m'a bien plu... Mise en scène : Amadeus rejoint son frère chez lui pour qu'il lui apprenne à écrire un morceau pour sa belle. Il apprend la noire, la blanche, et compose. "- Alors c'est de la musique?- C'est de la très mauvaise musique !- mais c'est de la musique?- Oui..."
Grand sourire, et nous aussi.Soit, l'année commence bien !
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